Yves Mercier à l'avant de l'échappée dans la montée du Perthus - © sportimagen.comAlors que la course quitte le littoral à Tossa de Mar, et qu'elle entreprend la remontée vers Llagostera, l'échappée décisive se dessine dans les premiers lacets des contreforts de la garrigue méditerranéenne.
Vingt-neuf hommes se retrouvent aux avant postes. Il y a là Roger (Le Boulou), Jeannin, Massing, Pinot, Soupe, Vuillier (Etupes), Simon (UV Aube), Cumont, Malle (Ste Austreberthe), Gaoua (Hagueneau), Sevin (St Etienne), Brouzes, Molmy (Nogent), Clain (St Cyr Tours), Colomé (Olot), Lamiraud (Caladois), Bourlot (Lyon), Grammaire, Mercier, Zangerle (Dijon), Moinard (Clermont), Mas, Penven (Villeneuve), Bagot, Courteille, Halleguen, Hardy, Hoareau et Vichot (France Espoirs).L'échappée vit une entente franche et cordiale, malgré la disproportion en nombre d'éléments qui affecte cette représentation.
Au premier tiers de la course, il semble possible que le peloton puisse anéantir l'oeuvre des fugitifs, alors que l'écart dépasse tout juste la minute. Cette annonce diffusée provoque une réaction des hommes à l'avant, qui redoublent d'efforts. La détermination s'affiche et la cause devient vite entendue : le vainqueur appartiendra au groupe des vingt-neuf.
Le passage du Perthus dans un premier temps, les deux boucles finales de vingt kilomètres dans un second temps, servent de rampe de lancement aux hommes forts du moment qui caracolent aux avant postes. Les formations d'Etupes et de France Espoirs légèrement émoussées par les efforts qu'elles ont consenti depuis le départ, manquent de ressources et de ce fait ratent le coche.
Guillaume Malle, plus opportuniste, trouve la faille à deux kilomètres de l'arrivée et l'emporte de bien belle manière, en solitaire.
Claude Soubielle
lindependant.com
lundi 16 février 2009